Des formules de politesse… polies

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Aussi appelée “formule finale”, la formule de politesse est la phrase qui finit une lettre, avant la signature. Elle prend la forme d’expressions convenues, parfois décriées au motif qu’elles seraient prétentieuses, désuètes, voire complètement inutiles. Or si cet usage perdure, c’est sans aucun doute qu’il a une véritable raison d’être. Il serait aussi malvenu de s’en démarquer que de refuser de saluer ou de remercier ses contemporains dans la vie quotidienne.

Un brin de cynisme faisait dire à Montaigne que « la politesse coûte peu et achète tout. »

Cette simple raison peut justifier qu’on attache un soin particulier au choix des derniers mots d’une lettre, surtout s’il s’agit de demander quelque chose. Quoi qu’en ait dit Paul Valéry, la politesse n’est cependant pas « l’indifférence organisée. » Et c’est précisément pour cela qu’il faut donner du sens à la formule finale de ses lettres. Il est tout à fait possible de composer une formule qui satisfasse aux exigences de la bienséance sans pour autant tomber dans la flagornerie ou l’hypocrisie. Il suffit de savoir ce que l’on veut exprimer.

Si l’on a un tant soit peu de respect pour le destinataire du courrier, on évitera ainsi l’usage de l’impératif. «Veuillez agréer mes salutations » ne convient en effet que pour terminer une lettre de mécontentement. (je n’en suis pas encore à vous refuser mes salutations, mais ne m’en demandez pas plus…). Dans les autres cas, les formules « Je vous prie d’agréer » ou « je vous prie de bien vouloir agréer » sont de loin préférables.

Pour le reste, le choix des mots laisse une part à l’inventivité. On privilégiera donc certains termes ou expressions selon ce que l’on veut exprimer et la relation que l’on souhaite établir :

- Je vous prie de ; Je vous prie de bien vouloir ; Veuillez

- croire ; agréer ; recevoir

- l’assurance de ; l’expression de

- ma (haute, parfaite) considération, mon (profond) respect, ma gratitude, mes sentiments (les meilleurs), mes (cordiales) salutations…

On évitera toutefois certaines tournures qui n’ont que l’apparence de la politesse :

- Je vous prie de bien vouloir agréer l’expression de mes salutations (que penser de quelqu’un qui n’adresse pas des salutations, mais seulement l’expression de salutations ?)

- Je vous prie, Madame, de bien vouloir croire à l’assurance de mes sentiments les meilleurs. (un homme qui écrit à une femme évite de lui faire part de ses sentiments).

- Je vous prie de croire en l’expression de ma parfaite considération (Croire en quelque chose est un acte de foi. Il vaut mieux prier le destinataire de croire à l’assurance de…)

- Veuillez croire à mon profond respect. (Si l’on éprouve vraiment du respect pour le destinataire de la lettre, mieux vaut se retenir de lui donner des ordres…)

- En espérant avoir retenu votre attention, veuillez recevoir… (Attention à la concordance des sujets ! Cette phrase signifie «pendant que vous espérez avoir retenu votre propre attention, veuillez recevoir…» Il faut donc écrire «En espérant avoir retenu votre attention, je vous prie de recevoir… »)

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