Rédiger son mémoire : les erreurs à éviter

Gratuit
Recevez toutes nos informations et actualités par Email.

Entrez votre adresse email:


Quel étudiant ne s’est pas demandé comment rédiger son mémoire ? Les conseils dispensés en début d’année paraissent loin et par trop théoriques. Il est donc normal d’être désarmé face à une tache que l’on doit souvent affronter en solitaire.

Il ne s’agit pourtant pas ici de donner une recette. Les librairies et Internet offrent un large choix de guides, qui permettent bon an mal an de produire quelque chose, fût-ce un texte imparfait. Il suffit ensuite d’identifier ses erreurs, et de les corriger…

Or on retrouve les mêmes erreurs dans la plupart des premiers travaux d’étudiants. Il faut y être attentif pour éviter d’agacer le correcteur et de perdre des points bêtement…

  • Copier-coller

L’intention de l’étudiant « copieur-colleur » n’est pas forcément de tricher. C’est souvent davantage par crainte de mal faire que par paresse qu’il préfère reprendre les textes d’autrui. Pourquoi risquer de mal écrire ce que d’autres ont su exprimer si clairement ?

Toute forme de plagiat est toutefois prohibée, pour des raisons éthiques évidentes. Mais au-delà, le copié-collé est à utiliser avec la plus grande précaution parce qu’il peut coûter cher… Les abus en la matière sont facile à détecter au moyen de logiciels spécifiques et aucun correcteur un tant soit peu expérimenté ne s’y laisse prendre. La juxtaposition de textes de styles différents, et parfois redondants, dénonce toujours des emprunts à autrui.

Il importe au contraire de se réapproprier les propos empruntés à d’autres, à la fois pour harmoniser le style et pour être capable d’en tirer ses propres enseignements. Une juxtaposition de paragraphes disparates ne peut constituer un texte cohérent et agréable !

En d’autres termes, il faut se faire suffisamment confiance pour écrire par soi-même, mais avoir assez d’humilité et d’honnêteté pour renvoyer aux auteurs dont on s’inspire (en notes et/ou dans le corps du texte).

  • Compiler

Certaines trouvailles procurent une telle joie qu’on a envie de les partager… Cela explique que l’on trouve dans certains mémoires une succession d’informations sans lien direct avec le sujet, mais qui ont le mérite d’avoir surpris et intéressé le jeune chercheur… Pourtant, le lecteur ne sait pas toujours que faire de cette masse de données sans lien les unes avec les autres.

Or qu’attend-on du jeune chercheur, si ce n’est de rechercher, hiérarchiser et analyser les informations ? Il ne s’agit plus de restituer des informations mais d’éclairer une question d’un jour nouveau.

Il est donc nécessaire de relire son mémoire en s’interrogeant sur l’intérêt de chaque information qu’on y trouve : cette précision est-elle utile à ma démonstration ?

Élaguez sans état d’âme : ce que vous n’êtes pas capable d’expliquer vous-même, les informations basiques devenues sans intérêt, les détails qui n’illustrent rien, les définitions de termes ordinaires…

La rédaction d’un premier mémoire implique en effet de rechercher ce qui a déjà été fait sur le sujet. Mais toute information collectée à ce stade n’est pas bonne à conserver, certaines précisions pouvant même jeter le discrédit sur l’ensemble du travail.

Par exemple, il est pour le moins maladroit de définir le vocabulaire usuel ou de s’appesantir sur des informations de base. Si votre lecteur ne connaît pas un terme… il n’a qu’à prendre un dictionnaire ! (sauf bien sûr si la définition soulève un problème particulier). Présenter des faits connus de tous, c’est au contraire prendre le risque de passer pour un ignare qui étale sa science.

Il est certes difficile de trouver le juste équilibre mais dites-vous que vous devez apporter quelque chose de nouveau : un regard inédit, une expérience nouvelle, une comparaison constructive… Il ne peut s’agir d’une simple compilation des données dont vous ignoriez tout jusqu’alors…

  • S’abstenir de penser

S’il ne faut donner que des informations utiles à sa démonstration, encore faut-il convaincre le lecteur de leur intérêt. Il ne suffit pas de produire un catalogue de faits plus ou moins en rapport avec le thème traité, en laissant le lecteur s’en débrouiller. Il vous revient de cordonner ces informations en un ensemble cohérent. Ne comptez pas sur le lecteur (professeur, correcteur, membre du jury…) pour faire le travail d’analyse à votre place !

Il n’est en effet pas rare de trouver dans les mémoires des successions de faits bruts : « Le volume d’exportations est de 2000 tonnes. La part du pétrole dans les importations est de 23%. » Et alors ? Ces chiffres peuvent faire illusion, mais ils n’ont pas d’intérêt en soi.

La nécessité d’annoncer ses intentions dans l’introduction générale et les chapeaux introductifs apparaît ici pleinement. Il faut dire clairement au lecteur ce qu’il doit penser des informations qu’on lui livre. Mais il est également nécessaire de relier entre eux ces différents éléments de façon à accompagner le lecteur vers une conclusion. Un mot suffit parfois fluidifier la démonstration : or, dès lors, de même, au contraire, cependant…

Le lion a faim. La Gazelle court vite. Ah, oui ? Et pourquoi me dites-vous ça ? Que dois-je en conclure ?

- Le lion a faim car la gazelle court vite.

- Le lion a faim. Malheureusement la gazelle court vite.

-  Le lion a faim. C’est pourquoi la gazelle court vite.

  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »